Les Sixers ne sont pas les seuls « cancres » à avoir réussi la passe de trois cette nuit. Les Wolves restent également sur trois victoires consécutives, toutes acquises à domicile, ce qui était curieusement leur faiblesse jusqu’à présent. Et si on peut légitimement accordé le maximum de crédit à Karl-Anthony Towns qui réalise sur la période un véritable chantier de MVP en puissance (qu’il sera probablement un jour), le travail d’un autre artisan doit être mis en lumière, c’est celui de Ricky Rubio.
Car si Towns avoisine sur les trois matches 29 pts 15 rbs 3 ass 3 blks à 68% de réussite (!), Minnesota a surtout pu compter sur l’apport colossal de son meneur en chef qui tourne lui à plus de 12 pts 15 ass et 3 stls, et un différentiel cumulé de +32 ! Trois double-doubles consécutifs pour autant de victoires, alors qu’il n’en avait réalisé que deux depuis le début de la saison.
Je ne sais pas encore quel fut l’élément déclencheur de cette petite révolution, mais il semblerait donc que Rubio se soit bel et bien réveillé de sa torpeur, lui qui dépassait péniblement les 7 pts 7 ass jusque là. Mais au-delà des statistiques brutes, ce qui transparaît à l’image c’est évidemment son langage corporel.
Grâce à sa grinta, il a retrouvé son agressivité sur pick’n’roll et dans l’attaque du cercle. Il est beaucoup plus incisif et explosif. Ses passes sont lumineuses et tranchantes, comme ses pénétrations. Et sa relation privilégiée avec Towns conduit immanquablement à créer de nombreux décalages, le talent intrinsèque des autres membres de la meute faisant le reste.
Dans l’atmosphère morose qui entourait l’équipe, cette éclaircie ravit tous les observateurs qui prêtaient à ce groupe toutes les qualités du monde et en qui ils voyaient l’équipe du futur. Et si cette belle dynamique individuelle et collective se confirme, Rubio sauverait ainsi sa peau en coupant court aux rumeurs de transfert, et les Wolves pourraient bien relancer leur saison en grignotant leur retard sur le huitième prétendant aux playoffs !